 |
Il existe différentes approches des coûts et des
problématiques environnementales.
Total Cost Assessment or Accounting (TCA)
- Une approche pour affecter les coûts indirects liés
à l'environnement et à la gestion des risques
aux activités d'un site de production. (en utilisant
des valeurs comptables et une approche ABC)
Life Cycle Costing (LCC)
- Une approche pour calculer tous les coûts générés
par le cycle de vie d'un produit, ex: les fournisseurs, la
production, l'utilisation et la fin de vie.
Une approche TCA peut être appliquée
à chaque étape d'une analyse du coût du cycle
de vie
Cost-Effectiveness Analysis (CEA)
- Part d'un objectif prédéfini (ex: la réduction
d'émission de gaz à effets de serre, augmentation
de la recyclabilité des emballages)
- Identifie les alternatives techniques et de décision
qui atteignent ces objectifs au plus bas coût
Cost-Benefit Analysis (CBA)
- Identifie quels niveaux d'objectifs doivent être considérés
en fonction de politiques environnementales (ex: la réduction
d'émission de gaz à effets de serre, l'interdiction
d'une substance, la création d'une taxe)
- Et si oui ou non une politique environnementale ou un large
investissement (ex. construire un barrage implémenter
un parc national) est justifié par ses bénéfices
environnementaux
L'approche CBA a été pour la première fois
utilisée dans le "U.S. Flood Control Act "(1936):
Le corps des ingénieurs de l'armée a été
sollicité afin d'évaluer le coût et le bénéfice
de tous les projets de ressource en eau.
Les approches CEA et CBA exigent une définition claire des
frontières du système et des coûts étudiés
(ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas).
Ces deux approches sont actuellement promues
par la Commission Européenne pour une meilleure information
lors des procédures de prise de décision.
Comment mener une étude CBA?
Il existe quatre étapes dans un modèle CBA :
- Etape 1: planification. Définir le projet et ses
frontières d'analyse, les scénarios possibles
et le cas "sans-projet'"
- Etape 2: quantification des coûts CBA
- Etape 3: test de stabilité. Des analyses de sensibilité
sont effectuées afin de déterminer sur quels
paramètres le coût global est le plus sensible.
- Etape 4: discussion des résultats, en prenant en
compte les effets non quantifiés dans la deuxième
étape.
Que contient l'étape 2 d'une CBA?
Les effets internes (intentionnellement provoqués)
- business effects: les coûts d'investissement (annuités),
les coûts opérationnels , la surtaxe des risques
et du profit, quelques taxes (sur les salaires)
- substituted business effects: dans le cas de récupération
d'énergie recyclée
Les effets externes
- émissions dans l'air et dans l'eau, émissions
accidentelles, risque supplémentaire de surcharge pour
la mise en décharge
- bénéfice externes résultants des émissions
épargnées (recyclage, récupération
d'énergie)
- bien collectifs (ex. beauté du paysage), pour lesquels
il n'existe pas de prix de marché
Comment monétiser les coûts externes?
Exemple de l'évaluation des coûts externes liés
aux impacts environnementaux d'un allume-feu :
- perte de revenus pour l'industrie du tourisme, de la pêche,
augmentation des problèmes de santé
- construction de bateaux à double coque au lieu d'une
simple coque
- coût du nettoyage des plages, des estuaires après
l'utilisation de l'allume feu
- évaluer à l'aide de questionnaires combien
de personnes sont prêtes à payer pour ne pas
utiliser d'allume feu ou prêtes à accepter une
compensation
- évaluer la perte de valeur de l'immobilier due à
l'utilisation de l'allume feu
Approche "Damage cost"
Méthode
- Réalisation d'un inventaire et du calcul
- Identification des cibles (santé, constructions, récoltes,
forets, eau)
- Analyse des impacts de l'inventaire et des impacts du cycle
de vie du cycle de vie par rapport à ces cibles
- Bilan des avantages et des inconvénients
- Sensible au contexte local et à la connaissance scientifique,
un nombre important de données complémentaires doivent
être réunies ce qui génère de fortes
incertitudes.
- Prise en compte des question étiques tel que la valeur
de la vie humaine, des problématiques techniques (effets
de la combinaison de plusieurs polluants.)
- On peut étendre cette approche aux conséquences
immatérielles comme la beauté de la nature.
Cette approche est la méthode la plus utilisée aujourd'hui.
Approche d'anticipation et de prévention
des coûts
Méthode
- Réaliser un inventaire et une analyse du cycle de
vie
- Définir les moyens techniques et réglementaires
actuels pour réduire la pollution et parvenir à
un développement durable.
- Quantifier les coûts marginaux/moyens que la société
Européenne doit payer pour chacun des impacts retenus
- Appliquer ces coefficients aux résultats d'inventaire
et d'évaluation des impacts.
Avantages et inconvénients
- Cette approche est moins sensible au contexte local: prix
du marché, existence d'un consensus dans la réglementation
- Moins de données disponibles que dans l'approche "damage-cost
"
Autres approches
Coût de dépollution/réhabilitation
- Cette méthode est proche de celle de prévention
des coûts et est facile à mettre en pratique, en revanche
la réhabilitation totale est elle réalisable?
Approche conditionnelle
- Des méthodes d'évaluation aux moyens expérimentaux
(questionnaires)
- Ces méthodes peuvent être utilisées afin
de monétiser des biens immatériels (la valeur d'un
paysage)
- Les valeurs obtenues sont hypothétiques et dépendent
de la façon dont les questions sont posées
Hedonist pricing/market pricing
- Evalue la sensibilité des prix du marché
en fonction de la variation d'un paramètre. (ex:le bruit)
- La variation des prix du marché sont souvent en
corrélat avec plus d'un paramètre : plusieurs ensembles
de données+ des qualités statistiques sont requises.
Limites de la monétisation des externalités.
Discounting: on considère les coûts à supporter
dans le futur ainsi les bénéfices futurs à
un niveau inférieur à ce qu'ils sont actuellement
- Le taux de discount pour les externalités doit
être discuté
La liste des coûts des effets externes qui sont inclus dans
le calcul doit être établie ainsi que celle des effets
externes qui ne le sont pas.
- note 1: selon la méthode utilisée, la liste des
effets externes non quantifiés (à cause d'un manque
de connaissances et/ou de données disponibles) peut être
vaste.
- note 2: selon la méthode utilisée, la quantification
des coûts externes peut varier.
Pourquoi et comment lier le CBA et les ACV
?
- Les méthodologies CBA et ACV
sont imbriquées et peuvent être toutes deux utilisées
pour l'aide à la prise de décision.
- Les ACV sont normalisées mais la méthodologie
CBA ne l'est pas
- cela accroît la transparence, la reproductibilité
- Les résultats d'une ACV peuvent être utilisés
pour monétiser les coûts environnementaux
- des bases de données d'inventaires du cycle de vie
et d'impacts sont disponibles
Eco-éfficacité
- Le concept d'eco-éfficacité a été
développé par le World Business Council of Sustainable
Development (WBCSD) en 1992.
- Il s'agit d'obtenir plus de valeur ajoutée tout en
réduisant les consommations de ressources en énergie
et en matières premières avec une réduction
des émissions.
- Des indicateurs reconnus valables pour tous secteurs d'activité
et conciliant le respect de l'environnement et le développement
économique en mettant en rapport la valeur d'un produit
et d'un service et son influence environnementale ont été
définis.
- la valeur des produits ou des services est divisée par
l'influence environnementale
- Les dirigeants d'entreprises et les intervenants externes sont
encouragés par le WBCSD à utiliser les indicateurs
d'eco-efficacité comme moyen de financement et d'évaluation
des progrès du développement durable
Les indicateurs d'éco-éfficacité
du WBCSD
- Les indicateurs pertinents de n'importe quelle entreprise sont
:
- le volume des ventes,
- le chiffre d'affaire,
- les bénéfices nets,
- la performance du produit,
- les services offerts,
- etc
- Les indicateurs environnementaux pertinents pour chaque entreprise
quand à la production de leurs produits et de leur services
sont :
- la consommation d'énergie,
- la consommation de matières première,
- la consommation d'eau,
- les émissions de gaz à effet de serre,
- les émissions de gaz contribuant à l'épuisement de la couche d'ozone.
- Les indicateurs suivants peuvent aussi être utilisés
s'ils sont définis de manière appropriée:
- Acidification émissions dans l' air, déchets
globaux.
- D'autres indicateurs peuvent être définis
mais on les attribue plus généralement aux aspects
économiques.
Comment utiliser des ratios d'éco-efficicacité
dans TEAM
- Tous les indicateurs génériques ayant une influence
environnementale sont disponibles dans le logiciel d'ACV d'Ecobilan
TEAM
- Les indicateurs de valeur des produits et des services peuvent
soit être l'unité fonctionnelle du système
décrit sous TEAM ou bien provenir d'une information
comptable.
- Les opérations de calcul de l'éco-éfficacité
consistent alors en de simple divisions sur des feuilles de calcul
- Les résultats peuvent représenter par exemple:
- la masse de produit par émission de gaz à
effet de serre.
- les ventes net de produit par émission de gaz à
effet de serre.
Conclusion
- Les méthodes présentées (CBA, éco-éfficacité)
définissent toutes les deux les critères d'aide
à la décision en mettant en adéquation le
respect de l'environnement et le développement économique
- Il est très avantageux pour les personnes utilisant
ces méthodes d'utiliser les ACV
comme cadre
- Parmi les méthodes d'évaluations environnementales
figure le calcul des coûts d'impact: il s'agit d'associer
une valeur monétaire à un impact environnemental
- Le rapport peut constituer en des résultats économiques,
environnementaux, d'analyse de cycle de vie, d'éco-efficacité
, des résultats CBA avec plusieurs méthodes de monétisation.
- Les indicateurs présentés peuvent être calculés avec
TEAM
Bibliographie
Concernant le CBA
Concernant l'éco-efficacité
|
|